Us et coutumes


La culture malgache repose sur le Fihavanana, un système d’entraide, de solidarité par rapport aux membres de la famille mais aussi à l’égard des ancêtres, des voisins ou ethnies. Il y a 18 ethnies à Madagascar réparties dans 23 régions.
Chacune d’entre elles suivent des codes précis pour les événements tels que :

La circoncision

La circoncision (Famorana), qui peut être individuelle dans le cercle familial ou collective. Chez les Antambahoaka, sur la côte Sud-Est de Madagascar, la circoncision est une étape majeure pour devenir un homme. La cérémonie du Sambatra est organisée tous les 7 ans à Mananjary. Les pères réhaussent les maisons traditionnelles d’une colombe sculptée en référence à l’arche de Noé. Les mères préparent les tenues rouges des futurs circoncis et les nattes où ils seront installés. Les jeunes puisent de l’eau dans une rivière sacrée, elle servira à nettoyer les plaies.

Le culte des ancêtres

Le culte des ancêtres dans des Doany, lieux sacrés. Le bain annuel des reliques royales à Majunga (Fanampoa Be). La pratique du Famadihana, retournement des morts, qui consiste à exhumer les dépouilles des proches pour les envelopper dans de nouveaux linceuls, le tout dans une ambiance festive, avec musique, danse et repas.

Le mariage

Le mariage pour lequel l’on suit plusieurs étapes dont la phase préalable de négociation avec la belle famille. Dans le Sud de Madagascar, il est de coutume d’offrir des zébus pour conclure l’union.

Religion traditionnelle

La religion traditionnelle : une partie de la population malgache pratique encore la religion traditionnelle qui fait le lien entre les vivants et les morts. « Tsy maty ny maty » (« les morts ne sont pas morts ») dit un proverbe. On vénère les ancêtres en construisant des tombeaux et en pratiquant le Famadihana, retournement des morts. Les ombiasy, sorte de chamans chez les Betsileo, seraient capables de converser avec les morts. On vient les consulter pour guérir de certaines maladies. Les ombiasy sont capables de faire le bien, contrairement aux sorciers et sorcières, redoutés par la population qui se protège volontiers avec des grigris et des pierres de protection.

Toutes ces cérémonies sont codifiées par des usages (Fomba) et des interdits (Fady), et ponctuées de discours (Kabary).

Les traditions varient d’une région à l’autre :

Région Menabe

Dans le Menabe, on aime la danse traditionnelle Kilalaky.

Région Betsileo

Dans la région Betsileo, le Savika consiste à rester le plus longtemps possible accroché à la bosse d’un zébu. Et le Tonon’omby est un sport traditionnel et initiatique qui oppose de jeunes garçons aux zébus dans un combat à mains nues. Cette démonstration de force remonte au temps de la monarchie. C’est l’occasion de prouver sa force aux yeux de tous et de gagner le respect de ses pairs.

Région Nord-Ouest de l’île

Dans le Nord-Ouest de l’île, on pratique le moraingy : 2 jeunes hommes prouvent leur force, courage ou virilité, en luttant à mains nues.

Les Dames de Marodoka


Les Dames de Marodoka : les gardiennes du patrimoine


Les Dames de Marodoka incarnent le riche patrimoine culturel de leur communauté à travers la danse et la narration. Ces femmes sont des gardiennes passionnées des traditions locales et jouent un rôle essentiel dans la préservation et la valorisation des coutumes anciennes de la région Nord de Madagascar. Ces femmes utilisent leur art pour raconter des histoires, des légendes et des enseignements transmis de génération en génération. Chaque geste, chaque pas et chaque expression racontent une partie de l'histoire, renforçant ainsi l'identité culturelle collective. Elles sont respectées au sein de leur communauté.

Fihavanana


Fihavanana : principe de vie collective et d’entraide à Madagascar


Le « Fihavanana » est une forme de lien social très important dans la culture Malagasy, tel un principe de vie collective. Il renvoie à des valeurs fortes comme l’entraide, la solidarité ou le lien du sang. Il se traduit par exemple par un travail collectif dans les champs, le secours aux vieillards et aux souffrants. Le Fihavanana structure les relations sociales, familiales et communautaires à travers l’île. « Fi » signifie « agir ensemble » et « havanana » désigne « l’égard mutuel ». Ce principe de vie permet de faire face ensemble aux défis de la vie.
- Une responsabilité partagée au sein d’une même famille.
- Les voisins sont considérés comme une extension de la famille, l’on se porte assistance mutuelle.
- Le partage des ressources, nourriture, biens matériels ou compétences, est une force pour tous.